04 mai

Le marché canadien de l’habitation : au-delà de la demande

 Du bureau de Pierre Lapointe, président et chef de la direction, FPInnovations

Avril 2012 Brendan Lowney, FEA
Les marchés américain et canadien de l’habitation se trouvent actuellement à des extrémités opposées du cycle économique. Aux É.-U., la chute du prix des maisons, les conditions resserrées de crédit (malgré des taux d’intérêt plus bas que jamais) et une surabondance de maisons existantes continuent de garder les investissements dans le secteur résidentiel à plus de 200 points de base au-dessous de leur part historique du PIB.

 Pendant ce temps, le secteur résidentiel canadien a fait peu de cas de la récession de 2008-2009 et la part du PIB des investissements dans la construction résidentielle est plus ou moins revenue à son sommet pré-récession. Bien que le prix des maisons semble avoir atteint un maximum, les mises en chantier continuent d’être bien au-delà de la demande fondamentale à long terme.

Il est intéressant de noter que, au Canada, la moyenne à long terme de la part du PIB correspondant aux investissements dans le secteur résidentiel est presque 1,5 % plus élevée qu’aux États-Unis.

 En conclusion : Aux États-Unis, les investissements dans la construction résidentielle, compte tenu du déficit substantiel par rapport à leur part historique du PIB, semblent s’acheminer vers une expansion marquée pour plusieurs années. Malheureusement, les mêmes données nous indiquent que le secteur canadien de l’habitation a connu une trop forte croissance et qu’il faut s’attendre, dans le meilleur des cas, à un rythme modéré pour une période prolongée dans ce secteur.

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