MONTRÉAL, le 23 janv. 2012 /CNW Telbec/ – Le ministre canadien du Commerce international Ed Fast et le représentant américain au Commerce, M. Ron Kirk, ont signé le 23 janvier 2012 une entente visant à prolonger de deux ans l’Accord de 2006 sur le bois d’œuvre résineux entre le Canada et les États-Unis. Cette prolongation garantit l’accès du bois d’œuvre canadien au marché américain jusqu’en 2015.
Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et l’Association des industries forestières de l’Ontario (AIFO) sont satisfaits de la prolongation de deux ans de l’Accord canado-américain sur le bois d’œuvre résineux (ABR), annoncée aujourd’hui par le ministre fédéral des Affaires étrangères et Commerce international (MAECI), l’honorable Ed Fast. Ils tiennent d’ailleurs à souligner la réelle écoute des besoins de l’industrie forestière du Canada central dont a fait preuve le MAECI au cours des discussions ayant conduit à cette prolongation.
« L’appui à la prolongation de l’ABR par les entreprises forestières du Canada Central est basé sur les conditions économiques actuelles qui ont, même sans les contraintes à l’exportation de l’ABR, réduit de beaucoup la capacité d’exportation du Canada central », de déclarer Mme Jamie Lim, présidente-directrice
générale de l’Association des Industries forestières de l’Ontario (AIFO).
Cette annonce enlève une incertitude qui planait sur le secteur forestier. « Cela ne règle pas les problèmes de marchés, ni la situation économique mais du moins, nos entreprises de sciage exportant du bois d’œuvre résineux aux États-Unis connaissent maintenant les règles qui s’appliqueront jusqu’en octobre
2015 », de déc larer M. André Tremblay, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ).
Il faut souligner que l’industrie forestière canadienne a dû payer une importante somme de 1 milliard de dollars pour obtenir cet Accord, la moitié ayant été redistribuée aux entreprises américaines de bois d’œuvre et le reste utilisé pour des initiatives conjointes pour promouvoir l’utilisation du bois sur le marché
nord-américain. Ce droit d’entrée a été payé malgré une décision des tribunaux prévoyant que cet argent aurait dû rester au Canada. De plus, depuis 2007, en
vertu de cet accord, les entreprises du Québec et de l’Ontario ont versé plus 190 millions de dollars en taxes frontalières sur leurs exportations de bois d’œuvre résineux vers les États-Unis. Après tous ces sacrifices, l’industrie forestière du Canada central, peut maintenant bénéficier des avantages de l’ABR, selon les termes convenus.
« La reconduction de l’Accord sur le bois d’œuvre résineux jusqu’en 2015, qui permet l’accès des bois canadien sur le marché américain, est une bonne nouvelle puisque les prévisions de consommation de bois d’œuvre résineux, à compter de 2013, nous annoncent enfin des temps meilleurs dont les entreprises du Canada central doivent pouvoir bénéficier », de conclure Mme Lim et M. Tremblay.











